accueil     -     peintures      -      documents      -      expositions      -      site original      -      contacts      -      Accueil © Micheline Lo
 
Paradis de Dante
Série 3, 1986
 
 
 
 
A propos de cette série  
 
33 peintures sur toile inspirées de La divine comédie de Dante.

Après les couleurs du Paradis de Dante sans les visages [série 1], puis les visages sans les couleurs [série 2], Micheline LO réunit les visages et couleurs [série 3].

A ce stade, ce sont déjà 99 oeuvres qui lui auront été inspirées par le Paradis de Dante. Mais elle ne s'arrêtera pas là.

Deux autres séries suivront en 1989, avec pour thème non plus la narration des chants, mais directement les dix ciels.
 
 
 
Ce qu'en dit Micheline LO  
 
Même commentaire global que pour la série 1.

Bien sûr, le Paradis de Dante devait me tenter. L'enfer est immanent dans ses supplices; le Purgatoire est immanent dans sa modération; le Paradis par contre est transcendant.

Dante ne cesse de nous y emporter dans le rapt mystique. Cet au-delà des sens et de la raison reste cependant perçu, la transcendance se fait sensorielle grâce à l'évocation de la lumière sans cesse croissante, alors qu'elle est dès le début insoutenable. Grâce aussi à des vélocités extrêmes; Dante n'a pas quité un ciel qu'il se retrouve dans le suivant, envahi de la lumière accrue. De surcroît, cette extase globale est bousculée de militantisme théologique et de colères politiques documentées.

En littérature, il était possible, l'écrit l'a prouvé, de suggérer cela par les mots, capables de porter la contradiction. La lumière, les couleurs et les traits de la peinture ne le peuvent pas, même avec Dante comme guide. C'est ainsi que j'ai procédé en cinq étapes [cinq séries], vaincue d'avance, mais sans doute séduite par l'impossibilité du projet.

Défi visuel par excellence que la lumière au cours des trente-trois chants du Paradis. Dès le début elle est d'un éclat insoutenable, pourtant elle monte de chant en chant. Ce que les astuces du langage pouvaient apporter au poète faisait défaut au peintre. L'entreprise a été vécue comme une sorte d'effraction du crâne de l'auteur. Epouser son mystère sans le comprendre. Et voir. Même aventure pour la vitesse, qui chez Dante croît constamment.

Une première série de 33 chants a entrepris la couleur sur papier et sans les visages, évoqués seulement par les initiales des prénoms : D pour Dante, B pour Béatrice.

La deuxième série s'est risquée aux visages, mais à l'encre de Chine. La troisième a réuni sur toile visages et couleur.
 
 
 
Ce qu'en dit Henri VAN LIER  
 
Voir les commentaires des séries 1 et 2